Analyse de l'image de la femme et de la vieillesse dans le film Venus beauté, de Tony Marshall sorti en salle le 03 février 1999
- Un état des lieux de la condition de la femme dans notre société actuelle. Les personnages masculins.
- Dénonciation du règne de l'apparence
- La vieillesse, un sujet tabou dans notre société
Venus beauté Institut est un film intéressant parce qu'il a pour cadre un institut de beauté et tout son panel de clientes et clients. L'héroïne principale, Angèle( Nathalie Baye), quadragénaire célibataire, se fait aborder par un inconnu amoureux d'elle. A travers son aventure, la réalisatrice évoque les problèmes liés à l'importance de l'apparence, à la place de la vieillesse dans notre société. La théorie du reflet nous permet de constater, outre les positions de la réalisatrice, que l'image de la femme mais aussi de l'homme a évolué. Il ne faut toutefois pas négliger que ce film est réalisé par une femme. Si nous évoquons ce fait, ce n'est pas pour dénoncer un point de vue subjectif mais pour souligner qu'il est maintenant possible, bien que encore rare, pour une femme d'avoir accès à des postes importants dans le cinéma( ce qui bien sûr n'était pas le cas il y a quelques années).
[...] Cette aspect révèle des canons de beauté très présents dans notre société via la publicité. Il est indéniable que l'image de la femme idéale est celle de la femme-mannequin qu'on nous impose à la télévision ou sur les murs du métro. Pour vendre plus, les actrices doivent devenir des objets de désir. Elles doivent donc avoir un corps de rêve. Les spécialistes n'ont pas cessé d'alerter le public et les professionnels sur les conséquences de l'image de la femme sur les jeunes filles, déclenchant ainsi une vague d'anorexie et d'interventions de chirurgie esthétique. [...]
[...] Ainsi dès le début du film, Angèle crie dans la gare : "on est en république, les femmes ont les mêmes droits que les hommes". Une cliente assez âgée évoque le fait que beaucoup de femmes mourraient en couche de son temps et que les enfants ne s'en portaient pas si mal. Et Angèle évoque, au tout début du film, la dureté de son père envers sa mère, ce qui montre que la statut de la femme ne lui accordait pas la même liberté qu'aujourd'hui et surtout les mêmes droits. [...]
[...] Il a été ému par Angèle lors de la première scène de la gare et la suit parce qu'il ressent quelque chose de très fort. Il apparaît dès le début comme un prince charmant. Il se montre persévérant tout au long du film. Il est en opposition avec les autres hommes pour plusieurs raisons. Tout d'abord il ne cherche pas que les relations sexuelles. Il ne peut plus faire l'amour avec sa petite copine; il ne peut pas faire l'amour avec deux femmes. [...]
[...] Si les autres s'accordent le droit de le faire sans y trouver aucune immoralité, alors elle aussi, peut s'accorder ce droit. Le film nous montre donc que l'amour entre personnes d'âges différents mais d'âge plutôt avancé est possible et qu'il n'y a résistance que dans l'esprit des gens. [...]
[...] Ce qui est déjà en soi, un élément important puisqu'il y a quelques décennies, une femme de quarante ans devaient être une épouse et une mère modèle au risque de voir tomber la honte sur elle. Angèle ne connaît que des relations d'une nuit, Samantha( Mathilde Seigner) n'a que des copains de passage, dont elle se lasse rapidement. Quant à la patronne, Nadine, elle sort avec un homme divorcé. Ils ont tous les deux des enfants de leur côté et passent les fêtes de noël chacun dans leur famille. Ce qui met en évidence le phénomène de la famille recomposée à l'heure actuelle. [...]
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