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Informations sur l'auteur

étudiante
Niveau
Avancé
Etude suivie
littérature
Ecole, université
école...

Informations sur le doc

Date de publication
13/01/2008
Langue
français
Format
Word
Type
dissertation
Nombre de pages
16 pages
Niveau
avancé
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6 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
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L’opéra-comique : reflet des querelles culturelles et musicales de la société du début du XVIIIe siècle

  1. Les raisons de ces querelles
  2. Les luttes des théâtres de la Foire à travers le répertoire forain
  3. Les ripostes des autres théâtres

A l’aube du XVIIIe siècle, il y avait à Paris quatre institutions qui se partageaient la vie théâtrale et musicale : La Comédie Française, la Comédie Italienne, l’Opéra et les théâtres de la Foire, qui consacrèrent la naissance du genre de l’opéra-comique.
Pour autant, si elles constituaient un des principaux éléments de l’activité parisienne, les rapports qu’elles purent entretenir entre elles furent loin d’être pacifiques.
Notre propos sera donc, au cours de cette étude, de mettre en évidence l’histoire vivace de ces théâtres, leur sens de la lutte. Nous aurons donc l’occasion de relever les principaux démêlés que ces trois spectacles eurent entre eux, en nous concentrant toutefois sur des œuvres écrites avant la querelle des Bouffons, que nous laisserons malheureusement de côté tant le sujet est vaste.
Nous tenterons ainsi, dans un premier temps, de mettre en évidence les raisons qui purent expliquer ces querelles dont le début du XVIIIe siècle fut le témoin.

[...] Celui-ci réussit une percée et les deux alliées cherchent à lui opposer des troupes, c’est-à-dire qu’elles envoient des comédies se mesurer aux couplets de leur rival. Ainsi, dans les textes du théâtre forain, l’intrigue type reprend un épisode de la guerre des théâtres, que les auteurs mettent en scène métaphoriquement, sous la forme d’un combat, d’une victoire, d’un siège, d’un procès, d’un débat ou d’un déménagement :la lutte contre les ennemis apparaît comme une bataille en règle (L’Opéra-Comique assiégé), avec des places fortes assiégées, des vaisseaux qui coulent (Les Comédiens Corsaires), des femmes qui meurent (Les Funérailles de la Foire) et qui renaissent, des sauveurs (Le Rappel de la Foire à la vie), des maladies (Les Spectacles malades) et des remèdes. [...]


[...] Les raisons de ces querelles Depuis ses premières manifestations jusqu'à sa fusion en 1762 avec la Comédie Italienne, le théâtre de la Foire eut à mener une lutte constante pour se protéger des troupes régulières. Pour comprendre les raisons du conflit qui opposa ces troupes officielles aux troupes foraines, conflit qui influença tout le répertoire et le style de l’opéra-comique, il convient de s’attarder un moment sur les dates de quelques jugements dont se ressentit toute la littérature, celle de la foire mais également celles des autres théâtres français et italiens. [...]


[...] Nous assistons dans cette pièce à l’abordage du vaisseau de l’Opéra-Comique qui s’ensuit immédiatement du pillage de leurs coffres, de leurs costumes, de leur répertoire, et même de la façon dont les forains déclament leurs textes, comme l’illustre ce passage extrait de la scène sept. M. Desbroutilles Ne nous contentons point de prendre les pièces de l’Opéra-Comique, il faut tout à l’heure obliger nos captifs à en représenter quelques-unes devant nous, afin que nous puissions attraper leur goût ; car, diable ! [...]


[...] Les spectateurs, un peu dépaysés d’abord, finiront bien par souder les unes aux autres ces scènes séparées ; et nous donnerons ainsi, grâce à leur complicité, un ensemble qui sera, sans en avoir l’air, une comédie véritable. Aux fragments un peu courts, nous ajouterons des jeux de scène, des spectacles pour les yeux, tout ce qui pourra allonger, développer, animer. De la sorte, nous aurons, comme c’est le devoir des bons Français, respecté, en les tournant, les ordonnances de la police et les arrêts du Parlement. [...]


[...] La Foire, quant à elle, souligne ironiquement les motivations de l’intérêt que lui porte son cousin : L’Opéra Ah ! que ne fait-on pas pour sauver ceux qu’on aime. La Foire Ah ! que ne fait-on pas pour l’argent quand on l’aime. Cependant, l’amitié que porte l’Opéra à la Foire lui valut l’hostilité de la Comédie Française à la fois hargneuse et haineuse à l’égard de son rival et qui déclara : Je déteste ce fripon-là. Je dis plus c’était l’Opéra Que je poursuivais dans la Foire. [...]

...

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